Texte : Jérémie 18,1 à 4
A)
INTRODUCTION :
Il n’est pas facile pour nous, humains limités dans notre
intelligence, de comprendre l’œuvre que Dieu fait dans le monde. L’Ecclésiaste
déjà le reconnaissait. Il dit :
Dieu fait toute chose bonne en son temps ;
même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne
puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin : Ecclésiaste 3,11.
En fait, nous ne pouvons comprendre ce que Dieu fait que si
Lui-même nous l’explique. Et pour nous l’expliquer, Dieu doit utiliser à la
fois des mots et des illustrations qui sont à notre portée. C’est ce qu’Il fait
ici avec Jérémie. Dieu envoie Jérémie chez le potier pour lui expliquer ce
qu’il est en train de faire avec Israël.
Jérémie le sait ! Dieu avait choisi dès l’origine Israël
pour en faire Son peuple. Mais, à cause de ses multiples désobéissances, le
Seigneur se prépare à mettre fin à l’existence de la nation. Israël va être
déporté et le pays bientôt privé de ses habitants.
Mettons-nous à la place de Jérémie qui doit annoncer ce
message à ses compatriotes. Comment expliquer une telle décision de la part de
Dieu ? Dieu s’est-Il trompé en choisissant Israël comme peuple élu ?
Si c’est le cas, Dieu n’est plus Dieu ! Si Dieu n’est pas capable de mener
jusqu’au bout Ses projets, en quoi est-il différent de nous ?
Non ! Dieu ne se trompe pas. Il n’est jamais limité, ni
contraint de renoncer à ce qu’il a prévu de faire. Pour aider Jérémie à le
comprendre, Il le conduit chez le potier. Essayons ensemble de retirer, au
sujet de Dieu et de l’œuvre qu’Il fait, les leçons que cette visite chez le
potier va enseigner à Jérémie.
B)
1ère
LECON : LE DESSEIN DE DIEU
« Descends chez le potier… : v 2 ».
Pourquoi Dieu convie-t-il Jérémie à descendre chez le
potier ? C’est d’abord parce que le potier possède plusieurs traits de
ressemblance avec Dieu :
1.
Le potier est un créateur
Le potier est totalement souverain sur la matière sur laquelle
il travaille. C’est à partir de la masse d’argile inerte que le potier façonne
les vases et les récipients que son ingéniosité le pousse à créer. Le potier
agit sur l’argile comme il le veut, selon le projet qui est le sien. L’argile,
quant à elle, n’a rien à dire sur le sujet. Son rôle consiste uniquement à se
laisser façonner par le potier pour qu’elle devienne, entre Ses mains, ce que
le potier a décidé de faire avec elle.
Il nous arrive souvent de vouloir demander à Dieu des comptes
au sujet de Sa manière d’agir envers nous. L’apôtre Paul le dit : une
telle façon d’agir ne convient pas à la créature face au Créateur. Elle est
inconvenante, indécente :
« Toi, humain, qui es-tu donc pour discuter
avec Dieu ? L’objet façonné dira-t-il à celui qui l’a façonné :
Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’a-t-il pas autorité sur
l’argile, pour faire avec la même pâte un objet pour un usage noble et un objet
pour un usage vil ? : Romains 9,20-21. »
S’il y a une doctrine qui dérange le plus notre siècle, et
l’orgueil qui le caractérise (surtout en Occident), c’est bien celle de la
souveraineté absolue de Dieu. Cette souveraineté déclare que Dieu a la liberté
d’agir comme bon lui semble avec les hommes, les pays, les nations qu’Il a
faites. C’est pourtant ici la leçon principale que Dieu veut apprendre à
Jérémie à travers le potier.
Que Dieu soit un potier est une vérité qui apparaît dès le
début de l’Ecriture !
La Genèse nous le rappelle pour notre création, celle de
l’homme :
« Le Seigneur Dieu façonna l’homme de la
poussière de la terre : Genèse 2,7. »
Nous ne sommes, comme les vases du potier, que de l’argile, de
la terre, une création qui ne vit que par le souffle de vie que Dieu lui a
donné. Si Adam a directement été tiré de l’argile, le travail du divin potier
reste la raison, le secret de la formation de tout être humain dans le sein de
sa mère :
Mon corps ne t’était pas caché lorsque j’ai été
fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une
masse informe, tes yeux me voyaient : Psaume
139,15-16.
J’ai été informé par des amis le même jour de la naissance de
deux enfants. C’est toujours un miracle stupéfiant pour les parents de voir
naître un enfant. Qui a fait ce chef d’œuvre dans le secret, si ce n’est Dieu,
le divin potier ?
2.
L’œuvre du potier existe dans son esprit avant
qu’elle ait vu le jour
Lorsque le potier se met au travail, il sait exactement vers
quoi il va. Il a une idée précise, une représentation finie de l’œuvre à
laquelle il s’attelle. Dans son esprit, l’œuvre existe déjà : Il la voit.
Pour que l’œuvre qu’Il voit dans son esprit se tienne visiblement devant lui,
ce n’est ensuite qu’une question de temps.
La Bible nous parle beaucoup du dessein caché de Dieu, ce
projet virtuel qui, pendant des siècles, n’a existé que dans le cœur et
l’esprit du Créateur. Tout ce que Dieu a fait, tout ce qu’Il fait maintenant et
tout ce qu’Il fera dans l’avenir, ne vise pour Lui qu’un seul but : la
réalisation du projet qui était caché dans son cœur de toute éternité et qu’Il
était le seul à connaître !
Nous comprenons qu’à l’époque de Jérémie, il n’était pas
facile pour lui de comprendre ce que Dieu visait. Il en était pour lui comme
pour nous si nous nous rendons à la maison du potier au début de son travail.
Nous ne voyons pas encore ce que sera le vase final. Plus le temps passe, plus
les choses prennent forme. Vers la fin, nous voyons le vase que le potier
voulait faire.
Nous avons le privilège de vivre dans la période que la Bible
appelle les temps de la fin. Depuis la venue de Jésus, le projet caché de Dieu
a été révélé. Nous comprenons ce que Dieu avait en vue : non seulement le
choix et le salut d’un peuple, mais la constitution à travers lui d’un peuple
constitué d’hommes et de femmes rachetés de toutes les nations.
Quelques passages bibliques qui nous parlent de ce dessein
caché de Dieu :
« Sous l’influence de la grâce de Dieu se
sont épanouies en nous de nouvelles facultés d’intelligence et de compréhension
qui nous ont rendus capables de saisir le secret du plan de Dieu. Ce plan que,
de toute éternité, sa bienveillance lui a inspiré, il le portait dans son cœur
pour le mettre à exécution au moment opportun. A présent, il nous l’a dévoilé
en Christ. Et quel est l’aboutissement final de ce
plan ? Lorsque les temps seront mûrs pour cela, tout ce qui existe dans le
ciel et sur la terre, l’univers visible et invisible, sera restauré, unifié et
rassemblé sous le gouvernement du Christ ; tout trouvera sa perfection et
son accomplissement en lui. L’histoire de l’humanité sera résumée et achevée en
lui. Le cosmos tout entier ne formera plus qu’un corps dont le Christ sera la
tête. Ephésiens
1,8-10 : PV. »
C’est là le thème de toute l’épître de Paul aux
Ephésiens : le secret de Dieu révélé maintenant en Jésus-Christ et par
l’Eglise. Parce que nous sommes intégrés dans ce projet, nous devons savoir que
rien dans notre vie ne se produit au hasard. Si je suis ici ce matin, c’est que
Dieu l’a voulu et qu’Il utilise ce moment pour Son but ! « Toutes
choses, dit Paul, coopèrent ensemble au bien… de ceux qui sont appelés selon
son dessein : Romains 8,28.
Le projet de Dieu, c’est de réunir toutes choses en Christ, ce
qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. C’est de se faire un peuple,
une famille qui ait les traits de ressemblance de Son Fils !
C)
LES
MAINS DU POTIER
Les mains du potier sont l’outil par lequel Il réalise dans
les faits ce qu’Il a en tête. Les mains du potier ne sont pas comme les mais
d’un autre artisan. Elles requièrent une sensibilité et une précision de chaque
instant. C’est par la pression qu’elles exercent sur l’argile que les mains du
potier façonnent le vase tel que le potier l’a imaginé. Les mains du potier
sont des mains d’expert.
Dns un poème qu’il a écrit, Horace, qui vivait au temps de
Jésus à Rome, se moque d’un potier qui méditait sur des amphores et ne
réussissait à faire que des marmites. Tout le monde peut rêver d’être potier,
mais il n’est pas donné à tous d’y arriver. Il faut un don particulier pour
être un bon potier.
Pour réussir à faire une belle poterie, le potier travaille
l’argile de ses mains. La poterie ne naît pas spontanément du tour. Du
début à la fin du travail, les mains du potier sont à l’œuvre pour corriger,
modeler, aplanir les résistances, donner la forme idéale à l’œuvre qu’il est en
train de façonner.
La Parole de Dieu met beaucoup d’accent sur l’œuvre des mains
ou de la main de Dieu sur nos vies :
« Mes destinées sont dans ta main, dit David
dans le Psaume 31,15. » Croyons-nous
cela ? Crois-tu que demain, et ce qui va se produire dans la suite des
temps pour toi, est dans la main de Dieu ?
« Ta main s’appesantissait sur moi (ou s’est
abattue sur moi), dit David à deux reprises, après qu’il ait péché : Psaume 32,4 ; 38,2. »
T’arrive-t-il de sentir le poids de la main de Dieu sur ta conscience après que
tu aies péché ? Le malaise que tu ressens n’est pas le fruit du hasard.
C’est la main de Dieu qui pèse sur toi pour te corriger, briser ta résistance,
te rendre plus souple, plus malléable entre Ses mains.
Dieu étend Sa main pour nous sauver, nous arracher au
danger, nous protéger, mais aussi pour nous corriger.
Il y aurait beaucoup à dire sur la main de Dieu. Cela
demanderait qu’on s’y intéresse pour tout un culte et même plus. La main de
Dieu n’est jamais trop courte pour sauver. Elle n’est jamais paralysée et
incapable d’agir. C’est la main puissante de Dieu qui a agi en Egypte et
contraint Pharaon à céder sous ses coups répétés. La main de Dieu est assimilée
dans nombre de passages à Jésus, le fils de Sa droite !
Nous arrive-t-il une contrariété, quelque chose qui se met en
travers de notre chemin ? Comprenons que tout ce qui arrive dans nos vies,
en bien ou en mal, poursuit un but. C’est l’œuvre de la main experte de Dieu
qui sait par quoi nous devons passer pour être rendu semblable, conforme à ce
qu’Il a en vue pour nous !
D)
UN
LOUPE
Nous arrivons, avec le 3ème point, au cœur de
l’enseignement que Dieu a voulu donner à Jérémie. Cet enseignement est qu’il
arrive, même au potier le plus doué, de manquer son œuvre. A quoi est dû ce
loupé ? Le texte ne le dit pas. Il dit simplement que c’est une chose qui
arrive. L’argile est bien dans la main du potier. Le potier a fait ce qu’il
faut pour que, de l’argile, naisse le vase qu’il voulait. Mais cela n’a pas
réussi.
Que veux expliquer le Seigneur à Jérémie sur la base de cet
enseignement ?
La 1ère chose est que, si Dieu sait où il va avec
nous et avec les nations qui existent sur terre, tout n’est pas pour autant
figé. Sans que cela n’entrave le projet de Dieu, il y a place dans
l’œuvre de Dieu a des retards, des changements et des recommencements. La
souveraineté de Dieu ne s’exerce pas de manière mécanique. C’est avec une
matière vivante que Dieu travaille.
C’est ce que Dieu explique ensuite au prophète !
« Et la parole de l’Eternel me fut adressée,
en ces mots : Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison
d’Israël ? dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du
potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël ! Soudain je parle,
sur une nation, sur un royaume, d’arracher, d’abattre et de détruire ; mais
si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, je me
repens du mal que j’avais pensé lui faire. Et soudain je parle, sur une nation,
sur un royaume, de bâtir et de planter ; mais si cette nation fait ce qui
est mal à mes yeux, Et n’écoute pas ma voix, je me repens du bien que j’avais eu
l’intention de lui faire : Jérémie 18,5 à 10. »
La souveraineté de Dieu s’exerce sur toutes choses, y compris
sur les retards et les aléas qui peuvent se produire au cours de Son travail. Dieu
n’est pas dépassé par les contretemps. Il est capable de s’adapter sans
que cela ne change rien à l’accomplissement de Son projet. Le comportement des
hommes et des peuples ne lui est pas indifférent. Dieu peut changer Ses
réactions selon le comportement que les hommes adoptent à l’écoute de Ses
promesses ou de Ses menaces.
La meilleure illustration de ce fait nous est donnée par le
livre de Jonas. Alors que Dieu envoie le prophète vers Ninive pour lui faire
part du jugement qui va la frapper sous 40 jours, nous voyons toute la ville se
repentir suite à la prédication du prophète. Que fait Dieu face à cette
volte-face des Ninivites :
« Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils
revenaient de leur voie mauvaise. Alors Dieu renonça au mal qu’il avait parlé
de leur faire ; il ne le fit pas : Jonas 3,10.
Si Dieu peut changer Son projet envers une nation mauvaise,
Dieu explique qu’il peut faire de même envers une nation qu’Il a bénie et à qui
Il a fait grâce, si elle ne prend pas en considération la faveur dont elle a
été l’objet. C’est ce dont il demande à Jérémie d’avertir Son peuple :
« Maintenant, je te prie, dis aux hommes de
Juda et aux habitants de Jérusalem : Ainsi parle le SEIGNEUR : Je
façonne un malheur pour vous, je prépare un plan contre vous. Que chacun de
vous revienne de sa voie mauvaise ! Réformez vos voies et vos
agissements ! Mais ils disent : A quoi bon ? Nous suivrons nos
pensées, chacun de nous agira selon l’obstination de son cœur mauvais : Jérémie 18,11-12. »
Nous devons prêter ici une attention sérieuse à
l’avertissement de Dieu. Être l’objet de la grâce de Dieu n’est pas un
passeport pour le ciel qui nous autorise à faire n’importe quoi. Il implique
une responsabilité et une mission : celle d’être les témoins de Son amour
afin d’attirer les rebelles à Lui. Si, à notre tour, nous devenons rebelles,
nous sortons du dessein de Dieu pour nous. Nous ne sommes pas si importants
pour Dieu au point où Il ne puisse nous mettre de côté pour faire Son œuvre
avec d’autres.
C’est l’avertissement que Paul donne dans l’épître aux romains
aux croyants d’origine païenne, tentés de s’enorgueillir envers Israël qui, à
leurs yeux, a échoué :
« Ainsi en est-il d’Israël : quelques
branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un
rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et voici que tu as
part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. Ne te
mets pas, pour autant, à mépriser les branches coupées. Et si tu es tenté par
un tel orgueil, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est
elle qui te porte ! Peut-être vas-tu dire : si des branches ont été
coupées, c’est pour que je puisse être greffé.
Bien ! Mais elles ont été coupées à cause de leur
incrédulité ; et toi, c’est à cause de ta foi que tu tiens. Ne sois donc pas
orgueilleux ! Sois plutôt sur tes gardes ! Car si Dieu n’a pas
épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus : Romains 11,17 à 21. »
Sois plutôt sur tes gardes ! Ne fais pas le fanfaron en
pensant que, puisque j’ai été incorporé à l’Israël de Dieu, je peux tirer sur
la corde de la désobéissance sans risque. Si certains en Israël n’ont pas
échappé au châtiment de Dieu, tu n’y échapperas pas non plus !
E)
DIEU
ARRIVE TOUJOURS A SES FINS
L’œuvre de Dieu peut connaître bien des reports et des
retards. Parfois, les causes de ses retards nous sont expliquées, parfois elles
ne nous apparaissent pas clairement. La grande leçon que Dieu a voulu que
Jérémie retienne est que, pour autant, Dieu n’abandonne jamais. Le projet qu’Il
a eu à cœur de toute éternité se réalisera.
L’application de la parabole du potier peut concerner
plusieurs domaines :
1.
Celui de la création originelle peut-être. Dieu
créa les cieux et la terre. Mais la terre était un chaos : Genèse 1,2. Puis Dieu a travaillé de Ses mains pour
qu’il en sorte quelque chose de magnifique.
2. L’humanité.
La première humanité que Dieu a faite avec Adam a échoué. Puis Dieu a fait
venir un second Adam, Jésus. Par Lui, une nouvelle humanité, correspondant a
Ses désirs, voit le jour !
3. Israël :
le premier vase qu’était Israël, par lequel Il voulait manifester Sa gloire,
n’a pas réussi. Dieu n’a pas pour autant abandonné la partie. Avec la pâte qui
lui restait, Il a façonné un second vase tel qu’Il le voulait. Ce vase
correspond à ce qu’Il avait à cœur de toute éternité : c’est l’Eglise,
l’ensemble de tous Ses rachetés de toutes les nations et de tous les siècles.
4. Notre
travail. Il se peut qu’après des années de travail, celui-ci n’aboutisse pas à
ce qu’on avait espéré. Là aussi, Dieu n’abandonne pas la partie. Il recommence
Son œuvre avec de nouvelles personnes.
5. Notre
vie. Il se peut, comme ce fut le cas de Naomi dans le livre de Ruth, que le
chemin qu’a suivi notre vie ait abouti au malheur et à l’échec. Pour autant,
Dieu ne nous abandonne pas. Il est capable de faire une œuvre magnifique avec
nous à partir de notre échec.
Dieu nous fait l’honneur d’entrer dans Son projet. Mais
personne, dans ce projet, n’est nécessaire au point d’être irremplaçable. Si
nous ne voulons pas entrer dans les œuvres que Dieu a prévues pour nous, Il les
confiera à d’autres qui en seront plus dignes. C’est ce que Jésus explique dans
la parabole des vignerons :
« Mais dès que les vignerons aperçurent le
fils, ils se dirent entre eux : « Voilà l’héritier !
Venez ! Tuons-le ! Et nous récupérerons son héritage. » Ils se
jetèrent donc sur lui, le traînèrent hors du vignoble et le tuèrent. Quand le
propriétaire de la vigne viendra, comment agira-t-il envers ces
vignerons ? Ils lui
répondirent : - Il fera exécuter sans pitié ces misérables, puis il
confiera le soin de sa vigne à d’autres vignerons qui lui donneront sa part de
récolte en temps voulu : Matthieu 21,38 à 41. »
Il en est de même de la mission que Dieu confie à chacun de
nous dans l’Eglise. Dieu veut nous utiliser, mais si nous faisons preuve de
mauvaise volonté, ne pensons pas que Dieu soit incapable de se passer de nous.
Il nous retirera ce qu’Il nous a confié et le donnera à d’autres. Quoi qu’il en
soit, sachons-le : Dieu atteindra Son but. Son projet aboutira, quels que
soient les difficultés, les reports ou les retards.
Que Dieu nous donne d’être souple, malléable et disponible
entre ses mains !
F)
CONCLUSION
Que pouvons nous apprendre de la visite que Dieu a fait faire
à Jérémie chez le potier ?
Dieu est comme le potier, absolument souverain sur l’argile,
la matière sur laquelle il travaille.
L’argile n’a aucune autorité, aucun pouvoir sur le potier. Son
rôle consiste à se laisser façonner par Lui en vue du projet qu’Il a à cœur.
L’Eglise, un peuple façonné à la ressemblance de Jésus, le Fils de Dieu, est le
projet caché en Dieu de toute éternité.
Il peut se produire des contretemps dans l’œuvre de Dieu. Cela
n’est pas un problème pour lui. Dieu saura avec nous ou sans nous réaliser le
projet éternel qu’Il a à cœur !
Apprécions à sa juste valeur le privilège qui est le nôtre de
faire partie du projet de Dieu ! Craignons par-dessus tout la désobéissance
et la rébellion dans nos vies. Nous n’avons pas de droit sur la grâce de
Dieu. Celle-ci est immense envers nous ! Réjouissons-nous en de tout
notre cœur et souvenons-nous que ce que Dieu cherche à faire dans nos vies est
toujours le meilleur pour nous !
0 Comments