Coordination nationale
TDA/H Adultes
2e journée
de rencontre
vendredi 22.03.2019
de 9h45 à 16h15
Centre Hospitalier Paul
Brousse
Salle de réunion,
plateau thérapeutique du CERTA (Albatros)
VILLEJUIF
Compte-rendu
Présents :
AGUERRETXE COLINA Arkaitz
BACHELLIER Jerôme
BARD DE SIQUEIRA Elizabeth
BOUMENDJEL May
CABELGUEN Clémence
CARTON Louise
DEMATTEIS Maurice
DE STOPPELEIRE Chloé
DUVAL Fabrice
EID Hanna
ERB Alexis
IONiTA Adela
KAMMERER Etienne , secrétaire de séance
KEBIR Oussama
MEISSIREL Mathilde Laurence
MENARD Olivier
PEYRET Emanuelle
WEIBEL Sebastien
BROUSSE Georges, excusé
Accueil, présentations mutuelles, point administratif
EK rappelle l’existence,
dans le cadre de l’état des lieux de la prise en charge des adultes TDA/H, d’un
fichier Excel de recensement des structures en mesure d’accueillir, de
confirmer le diagnostic voire d’initialiser les traitements
pharmacologiques : les membres de la coordination sont invités à veiller
que leur structure d’appartenance figure dans ce fichier, le cas échéant. La
gestion de ce fichier et de sa circulation est confiée à May BOUMENDJEL.
Hanna EID, pôle
interhospitalier d’addictologie Sud Alsace, offre de mettre 0,1 ETP de
secrétariat à la disposition de la coordination : offre acceptée.
Communications, publications, recommandations et
recherches en cours : échange d’information
Il est décidé de
constituer un groupe bibliographique
autour d’ Oussama KEBIR, Hanna EID et Sébastien WEIBEL.
O.KEBIR propose de paramétrer
un groupe bibliographique fermé privé accessible aux membres de la coordination
sur un site dédié, Alfresco p.e. : site gratuit : proposition
adoptée.
C. DE STOPPELEIRE :
les versions actualisées des recommandations du NICE britannique et du
consensus européen ont été traduites en français mais il manque un financement
pour faire admettre la publication de ces traductions. Elles pourraient
toutefois être mises à disposition de notre groupe bibliographique.
Sébastien WEIBEL : un
article de synthèse de 5000 mots sur le TDA/H de l’adulte, émanant du groupe
TDAH de l’AFPBN, est en soumission en vue de sa publication dans l’Encéphale.
Il s’agit d’une revue assez
complète de la littérature sur le diagnostic, le traitement, le traitement en
cas de comorbidité. Il pourrait nous en diffuser le draft.
Cet article pourrait servir
de base à une proposition de trame de formation pour promouvoir les bonnes
pratiques auprès des psychiatres et des addictologues.
Fabrice DUVAL, CH
Rouffach : travail en cours sur l’intérêt de l’occulométrie dans le bilan
des adultes TDA/H : intérêt prédictif non pas sur les effets
thérapeutiques du traitement psychostimulant, mais sur l’existence d’une
potentialité d’effet du traitement sur le patient.
Formations des professionnels en
cours ou projetées
Cf alinéa 4 § précédent.
CH Rouffach :
formation concernant le TDA/H de l’adulte en cours pour le personnel de
l’établissement : diaporamas disponibles sur Google (F. DUVAL).
O.KEBIR : signale la
sortie d’un livre numérique sur la gestion d l’accompagnement des patients
adultes SUD+TDA/H : « managing ADHD in the presence of substance use
disorder », Frieda Matthys, Amélien Bronckaerts, Cléo L.Grunelle, outil
adapté pour éducateurs, psychologues et autres intervenants. La coordination
pourrait mettre à disposition les outils présentés en Français.
S.WEIBEL : la section
TDAH de l’AFPBN a réalisé une formation DPC en novembre 2018, renouvelable en
2019.
O.MENARD/ sur Lille et
Amiens, conception et mise en place d’un D.U. TDA/H enfant-adulte, 90h
d’enseignement également réparties entre les problématiques durant l’enfance et
à l’âge adulte : l’invitation à ce D.U. sera à communiquer sur les
différents sites professionnels et associatifs de la psychiatrie et de
l’addictologie.
Journées Méditerranéennes
TDAH à Nice les 24 et 25.05.2019 : le coordinateur, Hervé CACI, a invité
notre coordination à monter un atelier TDAH et Addictions chez l’enfant et chez
l’adulte, 1h30, pour un public mixte parents et professionnels, pour ces
derniers dans le cadre d’un DPC : ce cadre exige des interventions
concises, dans un langage accessible à tous, et formatrices (acquérir des
notions et lignes de conduite essentielles). E.KAMMERER a sollicité tous les
addictologues de la coordination, et a recueilli 2 candidatures ; selon la
trame adoptée en séance, le draft qui suit est mis au point en fin de journée
entre intervenants pressentis :
« Journées
méditerranéennes TDAH
Atelier TDAH et
ADDICTIONS
Samedi 25 mai 2019
matinée
Proposition : atelier de durée fixée à 1h30, 3
interventions limitées à 20 mn chacune, = 20 slides
discussion 30 mn
TDAH ET ADDICTIONS, y penser à tous les âges
1. Lien et
épidiémiologie: Dr Hanna EID,
directeur médical du pôle interhospitalier d’addictologie clinique de haute
Alsace
2.
Spécificités chez l’enfant et chez l’adolescent: Dr Emmanuelle PEYRET, psychiatre addictologue,
responsable de l’UF Addictologie, Hopital mère-enfant Robert Debré Paris
3.
Quid à l’âge adulte ? Ce que nous apprend la clinique :
Dr
Etienne KAMMERER, Addictologue libéral retraité, Haut Rhin «
Colloque TDAH- Partout
Pareil le 15.06.2019 à Rennes : Clémence CABELGUEN y interviendra
(https://colloque.tdah-partout-pareil.info/conf-2019).
Arkaitz AGUERRETXE
COLINA : congrès ATHS Biarritz 01-04.10.2019 : congrès européen sur
les addictions et infections comorbides (VHC, VIH), une session tous les 2
ans : en projet :
- Une session plénière sur le TDAH
- Un atelier sur TDAH et addictions : atelier
pratico-pratique pour le repérage et l’orientation ; objectif : que
les professionnels de l’addictologie soient à l’aise avec le diagnostic et les
possibilités thérapeutiques ; atelier filmable. Montage de l’atelier :
A.AGUERRETXE.C. et E.PEYRET
- Un atelier distinct de présentation des travaux de la
coordination nationale TDAH Adultes : montage : A.AGUERRETXE.C. et
E.KAMMERER
( E.PEYRET et E.KAMMERER
souhaitent que les organisateurs veillent à éviter tous chevauchements horaires
entre chacune de ces 3 séquences afin d’éviter les dysfonctionnements observés
il y a 2 ans)
A propos du contenu il est
discuté que le diagnostic de TDA/H chez l’adulte a un effet de soulagement
thérapeutique en soi et parfois suffisant, et qu’il ne doit pas conduire systématiquement
à un traitement pharmacologique ; il existe des alternatives
thérapeutiques non pharmacologiques.
Les tests attentionnels
sans et sous méthylphénidate ont un intérêt pédagogique et peuvent être une
aide décisionnelle pour le patient. Mais ils ne constituent pas forcément une
réponse prédictive du succès de ce traitement chez le patient testé.
H.EID souligne l’intérêt
de doter les CSAPA et autres structures addictologiques de postes de
neuropsychologues et d’éducateurs
Etat des lieux de la prise en charge des adultes TDA/H
1.
Recensement des structures : cf introduction
2.
Doléances des usagers :
F.DUVAL :
le questionnement répété de l’association HYPERSUPERS est resté sans réponse…Il
sollicitera l’association TDAH paca.
3.
Professionnels de l’addictologie :
M.BOUMENDJEL présente le
questionnaire en ligne dont elle a proposé une trame qui a été revue en petit groupe (
DEMATTEIS, EID, BACHELLIER, AGUERRETXE C., KAMMERER), support Google
Form ;
objectifs :
- état des lieux
concernant la connaissance générale du TDAH, son repérage, sa prise en charge
- état des lieux des
besoins en termes de dispositif et de formation
- sensibilisation des
professionnels et des autorités de tutelle
Diffusion :
Via les mailings de chaque
membre de la coordination et en particulier des organisations affiliées ou
partenaires : ATHS, FFA, RESPADD, ELSA, COPAAH, ADDICTOLIB, MGAddiction.
M. BOUMENDJEL proposera un
courrier introductif.
Il est rappelé que ce
questionnaire est destiné à tous les professionnels et non exclusivement aux
médecins, et qu’il n’y a pas d’obligation à répondre à toutes les questions.
Dès la finalisation du
courrier d’accompagnement (à soumettre au petit groupe initial ci-dessus), la
diffusion pourra être lancée.
La diffusion pourra être
soutenue par un flyer à mettre à disposition aux congrès ALBATROS (début juin
2019 à Paris) puis ATHS (début octobre 2019 à Biarritz), aux stands tenus par
la F.F.A. A.AGUERRETXE parlera de ce questionnaire lors d’une intervention à
ALBATROS.
Exploitation :
Sera effectuée sous la
responsabilité de M.BOUMENDJEL, après une phase de recueil de 6 mois,
comportant une relance éventuelle de diffusion. La FFA envisage un soutien
financier s’il convient de mobiliser un intervenant supplémentaire sur ce
travail d’exploitation et de synthèse : à discuter lors de notre 3e
rencontre fin septembre 2019.
3.
Professionnels de la psychiatrie :
S.WEIBEL :
par quels réseaux passer ?
Après
discussion la coordination estime qu’il n’est pas utile de lancer un
questionnaire en ligne auprès des psychiatres : leurs pratiques sont
connues, mais il y a lieu de les sensibiliser à la problématique du TDAH chez
les adultes et aux futures recommandations de la coordination, voire de les
mobiliser. Il serait intéressant de les sensibiliser aussi à l’utilité d’un
bilan addictologique chez les patients TDAH adultes
Les
leviers de sensibilisation proposés sont :
- Les collégiales de psychiatrie des CHU (A.BENYAMINA en
passage éclair dans la salle de réunion)
- Les présidents de CME des établissements en charge de
la psychiatrie de secteur (F.DUVAL)
- Le CNOM pour les psychiatres libéraux
Concernant
l’état des lieux, il est proposé qu’il soit effectué par région, sous forme de
synthèse de la situation régionale élaborée via les membres psychiatres de la
coordination ou par des interlocuteurs régionaux à trouver. S.WEIBEL pourrait présenter une synthèse de l’ensemble
des documents recueillis.
Accès aux traitements médicamenteux:
Demande de RTU du Méthylphénidate pour les adultes
TDAH :
Au nom de la coordination,
S.WEIBEL a informé le 10.01.2019 l’ANSM de notre intention de demande de
RTU ; nous avons joint à cette pré-demande et en toute transparence le
compte-rendu de la 1ère journée de travail du 18.12.2018. Les
services de l’ANSM se sont concertés puis nous ont invité à une réunion
téléphonique le 13.02.2019 , dont nous rappelons le compte-rendu
ci-après :
« Réunion téléphonique
ANSM : RTU méthylphénidate
Mercredi 13 février 2019
- Notes S Weibel
Présents
Catherine DEGUINES, Cheffe de produit
Neurologie/Psychiatrie/Anesthésie et Médicament de l'addiction à l'alcool
Melanie LEPLAY, Evaluatrice ANSM
Etienne KAMMERER
Hanna EID
Sébastien WEIBEL
excusés : Nathalie RICHARD, Maurice DEMATTEIS, Jérôme BACHELIER,
Fabrice DUVAL
Résumé de la réunion
En introduction, Dr DEGUINES
rappelle que l'ANSM a bien entendu nos préoccupations et reçu notre document
mettant en avant l'avancement de nos réflexions ( ndr : le CR de notre 1ère
journée du 18.12.2018). L'ANSM suit le méthylphénidate d'assez près, et
plusieurs rapports ont été publiés, notamment basés sur les données
d'utilisation sur les bases d'assurance maladie. Le dernier rapport date de
2017 sur la Base Nationale de l'AM.
Elle souligne une utilisation
raisonnée en France chez l'enfant, et un début d'utilisation hors AMM chez
l'adulte. Elle rappelle les possibilités actuelles par rapport à adulte :
-possibilité de poursuite après
18 ans
-initiation chez adulte hors AMM
Dr D dit que l'ANSM est ouverte
à une évolution de la situation. Il y a eu une réunion préliminaire au sein de
l'ANSM avant cette réunion téléphonique.
SW, HE et EK présentent la
situation du coté des cliniciens (non résumé ici).
Dr D. pose plusieurs questions
qui ont été soulevées par l'ANSM :
- Est-ce que le TDAH est bien un
trouble avec une évolution depuis l'enfance?
Réponse SW, HE et EK (Résumé) :
Nous insistons sur la présence de symptômes pendant l'enfance comme un critère
clinique. Parfois peu de retentissement pendant l'enfance car compensation par
haut niveau intellectuel.
- Quelles précautions au niveau
cardiologique ? Dr D. rappelle que le methylphénidate est un dérivé
amphétaminique, avec une sensibilité particulière des autorités de santé suite
à l'affaire Mediator. Pour des raisons de sécurité et encadrement de ce
produit, l'ANSM souhaite qu'il y ait un bilan cardiologique avant traitement.
SW, HE et EK rappelons les
précautions prises, not. au niveau du bilan cardiologique.
Dr D rappelle que quelques pays
européens ont donné leur autorisation chez l'adulte (sans les lister).
- Quelle est la place des autres
approches thérapeutiques notamment psychothérapique ?
SW : Les recommandations
internationales chez l'adulte (NICE, CADDRA) préconisent un traitement
pharmacologique en première ligne chez l'adulte. En pratique courante, les
patients viennent en situation de crise, avec des échecs de différentes méthodes
ou essais de compensation et un traitement est nécessaire d'emblée pour pouvoir
diminuer les symptômes, pour qu'une thérapie soit envisagée dans un second
temps. La thérapie validée est la TCC, mais problème d'accessibilité.
Il y a consensus sur l’utilité
d’une prise en charge des psychothérapies effectuées par des psychologues
cliniciens en ville.
HE : L'approche
pluridisciplinaire est systématique en addictologie (approches sociales, ETP,
TCC, évaluation neurocognitive, prise en charge addictologique). Les patients
sont déjà au stade d'une complication du TDAH, ce qui justifie généralement
d'essayer un traitement.
EK : Rappelle son expérience de
psychothérapie avec les familles d’adultes TDA/H non encore diagnostiqués mais
présentant des addictions. La phase diagnostique est une occasion d’entretiens
individuels ou familiaux répétés, le diagnostic a un effet de soulagement et
est l’occasion d’un changement des représentations sur les difficultés passées
et présentes. Le traitement permet qu'un travail se mette en place.
-Quelles sont les formes
utilisées ?
Réponse SW, HE et EK (Résumé) :
formes LP en priorité.
Dr D donne la conclusion de la
discussion en interne sur la possibilité de RTU et la proposition de l'ANSM par
rapport à la prise en charge du méthylphénidate.
La stratégie est plutôt d'inciter les laboratoires disposant d'une AMM
à déposer une extension d'indication pour l'adulte TDA/H. L'ANSM va leur écrire
à tous. Certains pays européens ont déjà des données. L'ANSM va leur
demander de transmettre rapidement les données d'efficacité et de
pharmacovigilance.
EK rappelle que notre objectif
premier est effectivement l'extension d'AMM ; la demande RTU permettant de
gérer une situation transitoire.
Dr D dit que processus est
identique en termes de timing, l'extension
d'AMM pouvant être tout aussi rapide qu'une demande de RTU. L'AMM plus
facilement encadrable.
Pour mémoire, la Ritaline a une
AMM nationale, les autres des AMM européennes.
EK demande s'il y aura une communication auprès de CNAM (rappel des
difficultés faites aux prescripteurs et aux patients selon les situations
locales).
Dr D dit que non, mais note la
remarque.
EK souligne également que dans
le cadre de l’extension de l’AMM à l’adulte, la liste des contre-indications
devra être revue, car elle constitue un obstacle au traitement des adultes qui
cumulent difficultés et troubles comorbides ; la coordination souhaite
être associée à la discussion sur ce point.
Le plan d'action de l'ANSM est
le suivant et va être mis en route : contacter laboratoires pour connaitre les
données disponibles, et leur demander leur velléités au sujet d'une extension
d'AMM chez l'adulte. Pour le moment, c'est tout. Si aucune possibilité
n'émerge, il faudra envisager une RTU. L’ANSM nous tiendra informés.
Les représentants de la
coordination prennent acte et donnent leur accord. »
L’attention de l’ANSM semble porter particulièrement
sur :
- Le mésusage potentiel
- La surveillance des éventuels effets indésirables
cardiologiques
- Le nombre de patients concernés
- Le diagnostic rétroactif du TDAH durant l’enfance
S.WEIBEL communiquera aux
membres de la coordination un point précis des AMM européennes et des autres
pays pour l’utilisation du méthylphénidate dans l’indication du TDAH chez
l’adulte, y compris et surtout dans l’indication d’une initialisation du
traitement chez l’adulte non traité avant sa majorité.
.
F.DUVAL propose que nous
travaillions , au titre d’argumentaire, sur le poids des retombées sanitaires
et économiques des TDAH non traités (voire non diagnostiqués avant leur
majorité). Nous pourrions solliciter l’aide d’un économiste de la santé.
Si le courrier
d’incitation de l’ANSM à l’adresse des laboratoires pharmaceutiques n’est pas
arrivé à leurs destinataires dans 1 mois, S.WEIBEL procédera à une relance de
l’agence.
Relations avec l’Assurance Maladie :
Bouches du Rhône :
interdiction aux pharmaciens de délivrer la Ritaline LI hors AMM : arrêts
de remboursement
Haut-Rhin :
interruptions de prises en charge par l’assurance maladie mettant les patients
en difficultés, voire en abandon de traitement .
Les témoignages d’autres
régions corroborent ces informations.
E.KAMMERER rappelle les
recommandations émises par la coordination à l’issue de la réunion du
18.12.2018 , dans l’attente d’une RTU ou d’une adaptation de l’AMM :
-
rédiger un protocole art 324-1 ou ALD 23 avec
copie au médecin –traitant qui pourra le renouveler au bout de 6 mois, et ce en
cas de trouble grave associé ou dès que la situation sociale le justifie (éviter
les arrêts de traitement provoqués par son déremboursement lors du
relais-ville)
-
communiquer avec les médecins conseils locaux
sur les protocoles mis en place pour d’assurer de leur soutien ou de leur
compréhension
-
en cas de difficulté ou de litige, leur adresser
un argumentaire, et étoffer le dossier du médecin traitant avec des courriers
circonstanciés : le médecin traitant doit se sentir assuré dans la
prescription dont le relais lui a été confié, épauler le médecin traitant et
lui indiquer d’emblée qu’il peut avoir recours à la filière
-
compte-tenu de ce qui précède, ne plus apposer
de mention « hors AMM » aux prescriptions
Les médecins conseils qui
viennent aux séances de formation se disent cisaillés entre ce qu’ils y
apprennent et les instructions restrictives de leur hiérarchie.
Nous proposons d’élaborer
un kit accompagné d’une lettre type à adresser aux médecins conseils en cas de
litige. F.DUVAL et O.MENARD vont travailler à son élaboration.
méthylphénidate et sevrage de cocaïne :
E.KAMMERER a reçu
plusieurs signalements concernant les suggestions d’addictologues à leurs
confrères de prescrire le méthylphénidate dans l’indication du sevrage de
cocaïne.
Est-ce justifié ? De
telles pratiques sont-elles susceptibles de contrarier les démarches de la
coordination en vue de l’accès au traitement pharmacologiques pour les adultes
porteurs de TDAH ?
M.DEMATTEIS présente une
revue des études portant sur les traitements de substitution dopaminergiques
(TSD) des addictions aux psychostimulants (cocaïne, méthamphétamine) :
- addiction à la
cocaïne : petits résultats avec bupropion ou dexamphétamine sur le taux
d’abstinence, en présence ou non de TDAH,
- dépendance aux
amphétamines : pas de résultats significatifs
Pas de résultats
significatifs avec les autres agents susceptibles de réduire l’hypodopaminergie
de sevrage (la dopaminergie se restaurant au bout de 4 à 14 mois d’abstinence) induite
par l’addiction aux stimulants : L dopa, selegiline, disulfiram,
méthylphénidate.
Le biais des études est
qu’elles ont été réalisées sans évaluations systématiques des comorbidités
sous-jacentes aux conduites addictives. Ce type d’évaluation doit être
réintroduite dans la culture addictologique.
Donc à ce jour le
méthylphénidate ne constituerait pas un traitement de substitution des
dépendances à la cocaïne ou aux psychostimulants, sauf en cas de diagnostic
avéré de TDAH. Il peut aussi s’avérer utile en cas de troubles attentionnels
dans un contexte post-sevrage.
D’autres médications sont
évoquées pour aider les patients en sevrage : oxcarbazépine, aripiprazole
(action régulatrice de la dopaminergie), mélatonine pour réguler la
chronobiologie.
Position adoptée par la
coordination pour le sevrage des addictions aux psychostimulants : sortir
des algorythmes d’indication et de prescription, en alternative privilégier les
interventions dimensionnelles, les soins intégratifs et hiérarchisés ; en
cas d’échec des traitements tentés, le méthylphénidate peut constituer une
variable d’ajustement, mais certainement pas un traitement de 1ère
intention : sa prescription peut se concevoir suite à une décision cadrée,
multidisciplinaire, après bilan approfondi ; la prescription devrait être
encadrée, sans relais-ville. Elle se conçoit s’il elle peut accompagner un
changement du patient.
La prescription du
méthylphénidate dans cette indication ne
doit pas être proscrite, mais encadrée, et faire l’objet d’un traitement
administratif bien distinct de la prescription en cas de diagnostic avéré de
TDAH. Une étude pourrait être proposée.
Organisation des soins :
Saisine de la HAS, rédaction de recommandations :
discussion reportée à J3
Ce report n’empêche pas
les petits groupes désignés en J1 de préparer un draft concernant d’une part la
psychiatrie, d’autre part l’addictologie, et que nous procédions ensuite à une
fusion.
Visibilité de la coordination :
Elargissement européen : non urgent
Tutelles :
il est décidé d’informer les tutelles de l’existence, des objectifs et des
actions de la coordination : ANSM, DGS, MILDECA, Commission Ministérielle
des Soins en Santé Mentale, CNOM
Revues et sites spécialisés : idem : Courrier des Addictions ( E.KAMMERER),
e-journal de RESPADD (A.AGUERRETXE C. pense pouvoir négocier un nr spécial),
Village des Addictions, Le Flyer, Addictel (L.CARTON)
Partenaires : les sociétés savantes qui
doivent être informées de la diffusion du questionnaire en ligne état des
lieux),idem
La Fédération Addiction
lors de ses journées des 13 et 14.06.2019 (A.AGUERRETXE C.) et via une
discussion avec Jean Michel DELISLE son président (A.BENYAMINA ou E.KAMMERER)
HYPERSUPERS sera relancé
par C.CABELGUEN
Neuropsychologues et
pédopsychiatres : la coordination doit se faire connaitre, pour ouvrir des
perspectives de poursuite de prise en charge à l’âge adulte, de repérage du TDAH
dans l’entourage adulte des jeunes patients, pour sensibiliser les
pédopsychiatres à un repérage des conduites addictives dès l’âge de 14 ans,
pour travailler ensemble à la fluidification des filières de soins (gros délais
d’attente en pédopsychiatrie ou neuropédiatrie). Des soirées mixtes de
formation s’avèrent précieuses pour créer des partenariats.
Parlementaires : le président de la commission des affaires sociales,
O.VERAN (M.DEMATTEIS)
Le support de cette
communication sera constitué d’une synthèse des 2 1ères journées de travail de
la coordination associé à une plaquette ou un flyer utilisable en particulier
pour sensibiliser les psychiatres et pédopsychiatres (M.BOUMENDJEL)
L’utilité de donner une
adresse mail est évoquée.
Prochaine journée de rencontre (J3)
Vendredi 20 Septembre 2019 de 9h45 à 16h15 salle de
réunion du RESPADD, Paris 14e
A.AGUERRETXE fera le lien
avec le RESPADD
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